La vérité sur la mort de 82 Savoyards – Tous identifiés – Arrêtés, incarcérés, jugés ou pas, fusillés, guillotinés, disparus ou morts en prison sous le régime de la Terreur.
L’invasion : Le 22 septembre 1792, les troupes françaises sous la conduite du général de Montesquiou envahissent la Savoie sans grandes difficultés. « La Convention Nationale est en mesure d’offrir à ces voisins la paix ou la guerre avec la dignité qui lui appartient… » disait-il. Une nouvelle ère de félicité et de régénération devait s’ouvrir pour la Savoie dont le nom même allait disparaître du vocabulaire officiel quelques semaines plus tard ; mais les Savoyards allaient vite déchanter, entraînés dans la tourmente d’une révolution à laquelle ils n’étaient pas préparés. Des milliers de personnes prirent le chemin de l’exode qui devint exil pour nombre d’entre elles, mais, pour les autres restées au pays, quelques mois à peine après cette annexion elles subirent de plein fouet le régime de la Terreur instauré par Robespierre et son acolyte Fouquier-Tinville, l’accusateur public près le tribunal révolutionnaire siégeant à Paris.
La Terreur en Savoie, une vision jusqu’alors erronée ? : Dans l’introduction de l’ouvrage de Corinne Townley et Christian Sorrel La Savoie, la France, et la Révolution paru en 1989, l’historien Jean Nicolas écrivait : « Est-il possible de faire aujourd’hui le bilan de la Terreur en Savoie ? S’il faut s’en tenir aux symboles, la guillotine n’a pas une seule fois fonctionné sur le territoire du Mont-Blanc. Neuf personnes – dont deux prêtres – ont été après jugement fusillées pour actions contre-révolutionnaires : trois exécutions à Sallanches, quatre à Annecy, une à Cluses et une à Thonon. Sur la masse des guillotinés parisiens, quelques Savoyards aussi, dont quatre ou cinq reconnus pour tels, et d’autres sans doute, non identifiés parmi les victimes de la répression lyonnaise. » La réalité est toute autre. Des centaines, voire des milliers de Savoyards furent arrêtés et incarcérés dans les geôles d’Annecy, Chambéry, Cluses, Carouge etc... beaucoup y restèrent de longs mois, certains condamnés à mort. Grâce à leurs recherches menées aux archives départementales d’Annecy, Chambéry, Grenoble, et nationales à Pierrefitte, les auteurs ont pu reconstituer la fin tragique de 82 Savoyards victimes de la Terreur suite aux soulèvements de la vallée Thônes, du Faucigny et du Genevois au printemps et à l’été 1793, à l’insurrection de Lyon (printemps 1793) et à la « Terreur parisienne » (printemps et été 1794).
La vérité sur l’exécution sommaire de Savey-Guerraz et Bardet au col de l’Epine durant le « guerre de Thônes » : Les témoignages inédits des participants à cette opération de maintien de l’ordre. Un jugement post-mortem afin de pouvoir séquestrer les biens des coupables.
Les Fusillés de la Vallée de Thônes et du Faucigny : 12 fusillées après jugements prononcés par le tribunal correctionnel du Mont-Blanc ou la commission militaire de l’armée des Alpes.
La réalité sur l’affaire de Faverges, prémices de la bagarre d’Annecy (août 1793) : De nombreuses arrestations, 6 personnes transférées à Paris, 5 relaxées (jugées après la chute de Robespierre), 1 morte en prison.
Arrêtés en Savoie, jugés puis guillotinés à Paris 14 suspects dont 4 Mauriennais, 3 de la vallée du Giffre, arrêtés en Savoie furent transférés à Paris et jugés par le tribunal révolutionnaire à la demande de Fouquier-Tinville. Ils furent tous guillotinés pour contre-révolution ou intelligence avec l’ennemi. Leurs procès sont pour la première fois présentés in extenso.
Dans la Terreur parisienne : 11 suspects arrêtés à Paris pour des motifs futiles ou tombés dans des pièges tendus par des mouchards rétribués au rendement. Certains furent condamnés pour avoir voulu « se porter à la convention et singulièrement aux comités de sureté générale et de salut public, en engorgeant les membres les plus marquantes, leur arracher le cœur, le faire rotir, s’emparer des portes du pont neuf l’arsenal et autres et enfin livrer Paris aux horreurs du pillage, de l’assassinat et de l’incendie pour servir l’infame faction de l’étranger et rétablir la royauté. »
Dans l’insurrection de Lyon 31 Savoyards arrêtés durant l’insurrection de Lyon condamnés à mort, fusillés, guillotinés ou mitraillés au canon sur la place des Terreaux.
Et tous les autres de toutes les provinces de Savoie, de toutes origines sociales, paysans, employés, notables, de tous âges, le plus jeune avait 17 ans !
- ISBN : 978-2-9590542-3-5
- Dépôt Légal : novembre 2026.
- Imprimerie UBERTI JOURDAN
- 328 pages, nombreuses illustrations
- Format 21 cm x 29,7 cm
- Poids : 1.8 kg
- Prix de vente : 32 € + frais d’expédition.